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Le petit mot de Serge – 6déc08

Merci au GAS de SCHAERBEEK pour leur prise de position collective, leur engagement et leur soutien suite à leur réunion du 22 novembre.

Il ne faut pas prendre nos derniers courriers pour des lettres d’invectives.

On en a parfois simplement marre du comportement et des remarques de certaines personnes… Hélas, c’est tous les groupes qui en subissent les conséquences alors que beaucoup d’entre vous ne sont pas concernés. Nous pourrons en parler à la réunion prévue prochainement. Il ne faut pas que les mots deviennent des maux !

Il est vrai que nous sommes strictes avec nous-mêmes et c’est parfois décevant de voir que d’autres producteurs qui choisissent un système de paniers de légumes de revente (plus de légumes achetés que de produits !) ou alors qui sont produits en bio sur de grandes surfaces mécanisées (voir Article du SOIR des 29 et 30 novembre 2008) ont finalement la vie « plus facile »…

Mais nous ne regrettons absolument pas nos choix et nos convictions.
Et c’est avec votre collaboration que nous pourrons continuer. ENSEMBLE

Concernant l’article de journal cité plus haut, il faudrait réagir en écrivant au journaliste (c’est ce que je vais faire), notamment, pour lui signaler qu’une exploitation de 20 hectares en maraîchage n’est pas (comme il l’écrit) une petite exploitation. En maraîchage, c’est une grosse exploitation !

Et la sur-consommation d’énergie fossile pour gérer une ferme mécanisée, pourquoi ne pas en parler? Et le nombre de travailleurs, de combien est-il du fait de cette importante mécanisation? Il faudrait faire un bilan énergétique pour pouvoir vraiment qualifier une ferme !

Chez nous, pour presque 2 hectares de maraîchage, nous sommes 3 plein-temps (répartis entre 4 personnes). Pour 20 hectares, cela ferait 30 emplois ! C’est cela créer un véritable tissu social !

Alors à quand la transparence des conditions sociales, économiques et écologiques dans les fermes ? Pour le bien de tous : des paysans et des consommateurs.

On verrait enfin plus clair sur l’aberration de l’agriculture (même bio)
le non-sens des subsides, le gaspillage d’énergie et les conditions de travail …

Serge

N’ayant aucune nouvelle du GAS d’IXELLES depuis la dernière livraison et n’ayant pas encore reçu les paiments de 2 PERSONNES depuis OCTOBRE, nous avons décidé TOUS ENSEMBLE que le GAS d’IXELLES AU COMPLET NE SERA PAS LIVRE LE 20 DECEMBRE. Nous avons rempli notre contrat, ces personnes ne le remplissent pas. Comme il n’y a pas moyen d’avoir quelqu’un au bout du fil et que vous êtes un GA SOLIDAIRE, et bien, nous serons bien obligés de prendre l’argent de ceux qui ont payé pour combler le trou depuis octobre. Nous trouvons cette situation vraiment déplorable mais cela fait la 5ème fois que je demande que l’on m’éclaire sur la situation d’Ixelles et je n’ai jamais eu de réponse!

Nous espérons de tout coeur, que dans les 10 jours à venir, la situation sera ENFIN éclaircie et que nous pourrons vous livrer le 20 décembre !

François-Xavier, Serge et Marcelle

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Message de Serge aux Gassoux – 22 nov 2008

* Veut-on vraiment sortir du gabarit dans lequel les consommateurs se trouvent d’un côté et les producteurs de l’autre?

* Qui prend les risques de la production : le producteur tout seul ou le producteur avec les consomm’acteurs ?

* Le Groupement d’Achat Solidaire (GAS), comme son nom l’indique, ne doit-il pas aller plus loin que le Groupement d’Achat Commun (GAC) (dans lequel il y a seulement un achat groupé en commun pour avoir un prix intéressant par rapport à la quantité fournie) ?

* GASAP : Groupement d’Achat Solidaire à l’Agriculture Paysanne. Comment faire pour soutenir réellement une agriculture paysanne? Au-delà de l’achat … la participation financière dans une coopérative (par exemple).

* Est-ce normal de devoir travailler 2600 heures par an (soit plus de 50 heures par semaine) pour gagner un revenu suffisant … qui nous convient mais est inférieur à tous les barèmes ? Où est la justice ?

* Le vrai prix de la dignité ne serait-il pas d’octroyer au producteur un pourcentage par rapport aux salaires des consomm’acteurs, créant ainsi une solidarité entre tous les revenus, faibles à élevés? Ce qui invite chacun(e) à montrer sa fiche de paie. Notre comptabilité est ouverte à toutes et à tous. Et vous ?

Une réunion est prévue à Bruxelles. Nous pourrons ainsi en débattre. Etes-vous prêt(e)s à aller plus loin ? Malgré nos coups de gueule réciproques? De notre côté, nous sommes déjà fiers de votre implication. Ce n’est pas évident pour tout le monde, sans doute, mais avec persévérance, on peut y arriver !

Nos coups de gueule sont autant de cris du coeur destinés à combler le fossé existant entre l’homme moderne « déraciné » (dans tous les sens du terme) et son milieu naturel.

Retrouver ensemble le bon sens et la liberté . Voilà le message principal de notre message précédent.

Graziella est déjà passée (et passe encore) avec son micro ouvert auprès des GAS pour écouter vos avis, vos implications… Nous pourrons ainsi peut-être mieux vous entendre. Et si le coeur vous en dit, venez passer une journée à la ferme Arc-en-Ciel. Il y a toujours quelque chose à faire, pour se rencontrer et découvrir ensemble nos réalités de ville et de campagne !

Serge et Rudolf

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Coup de Gueule de Marcelle …

Vous recevez souvent des petits mots « doux » de Serge.

Aujourd’hui, c’est moi, Marcelle, qui ai envie de vous faire part de quelques réflexions !

Le panier que vous recevez n’est pas seulement destiné à vous apporter de la nourriture, il est également destiné à vous rendre de nouveau « normal ». Oui, je n’ai pas peur d’écrire le mot « normal ». parce que vous êtes malheureusement devenus, de par votre mode de vie citadin, des « anormaux » !

Heureusement, nous avons déjà réussi à « transformer » bon nombre d’entre vous !!!

Ce n’est, en effet, PAS NORMAL, de penser que:

* des carottes qui sont récoltées dans un jardin (qui plus est, trempé de pluie) ne sont pas entourées d’un peu de terre!

Ne savez-vous pas que des carottes lavées se conservent moins bien ? Nos carottes ne sont pas « propres » mais ont du goût ! C’est l’essentiel !!

* les haricots d’un bocal qui s’est fendu pendent le transport ne sont plus mangeables !

*des pommes qui ont quelques taches ne sont pas bonnes. Voulez-vous des pommes saines ou des pommes pulvérisées jusqu’à 25 fois? C’est vrai que vous avez eu des pommes tombées, donc qui ont eu un coup, mais est-ce dramatique de prendre un couteau et de couper les pommes en quatre? C’est ce que je fais chaque jour au goûter pour mes 4 petits-enfants. Je coupe et je coupe et les morceaux sont vite engloutis !

* un chou pointu ou un chou rond reste un chou blanc et on peut l’utiliser de la même façon !

Voilà, mon petit « coup de gueule » est passé, je laisse la parole à Serge…

*Marcelle*

Et moi d’ajouter …

Qu’est-ce qui est le plus dur?

Sur des milliers de graines semées et de plantes repiquées, ne récolter que moins de la moitié… à cause du trop ou du pas assez d’eau ou de soleil, ou encore les limaces !

Sur une bonne récolte de fruits ou de légumes, perdre encore une grande quantité parce qu’ils pourrissent…

Un plastique d’une grande serre se déchirer par grand vent, parfois même l’armature métallique pliée ou cassée !

La moindre panne de camionnette qui représente vite 200 heures de notre travail (6,- Euros/h.) pour payer la facture !

Il y aurait encore beaucoup d’exemples…

Ou alors entendre les mêmes tristes remarques qui reviennent toujours de la part des consommateurs insatisfaits (c’est leur droit, bien sûr) mais qui sont tel1ement loin de la réalité de la vie que nous essayons pourtant d’expliquer (par écrit, sur le site, le calendrier, lors de réunions … ).

Heureusement, il y a les convaincus qui nous comprennent, pour beaucoup, depuis… belle lurette et qui sont venus, au moins une fois, travailler avec nous pour mieux se rendre compte…

Il est peut-être là, le secret… Au-delà des mots écrits ou parlés, avec les mains dans la Terre.

Cela nous redonne courage.

*Serge*



Si j’étais paysan, tu serais paysâme

Il te va bien ce mot, il m’envahit

Un pays sans paysan n’est pas un pays

Je ne serais pas sans ma paysâme.

Extrait de « Paysâme » Claude Nougaro

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Message de Serge aux Gassoux – Mauvaise Nouvelle …

On avançait vraiment bien le travail à trois (François-Xavier, Sébastian et moi) dans les jardins avec toutes les petites choses qui tournent autour et que seul, on arrive difficilement (ou pas) à faire à la belle saison…

Malheureusement, Sebastian nous quitte après quelques mois seulement !
Il a dû, en effet, choisir entre son travail et sa famille. Pourtant, sa présence chez nous est de loin à plein temps, chose que nous avons acceptée dès le début puisque le logement n’était pas encore organisé. La période hivernale, dans laquelle nous allons entrer, allait permettre d’arranger le problème. Nous ne comprenons dès lors pas leur choix !

A moins de trouver un remplaçant, cela va modifier le cours,des livraisons à partir d’avril 2009. Nous devrons reprendre la cadence des 15 jours au lieu de chaque semaine puisqu’il ne sera pas possible de renouveler les contrats de tous les GAS, au nombre de 6 depuis le printemps 08. La production des légumes et la livraison des 3 nouveaux GAS (Linkebeek, Woluwé et Boitsfort) avaient pu se faire grâce à l’arrivée d’un maraîcher supplémentaire.

Nous ne voulons pas agrandir le projet avec une surmécanisation mais bien élargir le système en collaborant avec des collègues motivés! Nous ne serons à nouveau que deux maraîchers (François-Xavier et moi) dès janvier, ne pouvant produire et livrer que 3 GAS ainsi que les paniers cartons (à partir d’avril 09). C’est avec beaucoup de peine au coeur que je dois vous annoncer cela. La bonne humeur et la sensibilité à la terre de Sébastian me manqueront !

L’homme moderne, dans nos sociétés devenues parfois trop confortables, est-il encore capable de tenir un cap qu’il s’est fixé? L’homme transgénique est en bonne voie … Il se laisse déjà assister, manipuler …

Nous proposons donc aux GAS de réfléchir. Peut-être avez-vous des solutions ou des idées… Ce serait tellement dommage de reculer. Il nous semble que les anciens GAS ont une certaine priorité mais est-ce vraiment juste ? Il y a peut-être des GAS plus motivés ou plus satisfaits que d’autres… On pourrait choisir aussi les GAS les plus engagés (régularité des paiements, dépôt bien organisé… ).

A vous, à nous, de voir. Jusqu’à la fin des contrats, soit mars 09, nous voulons nous investir pour respecter l’engagement jusqu’au bout, malgré le départ de Sébastian avant terme. Et qui sait, d’ici là, peut-être quelqu’un se présentera.

A nous aussi de poser des conditions plus strictes. Pourquoi faudrait-il toujours que les risques et le surplus de travail soient pour nous? Si un(e) futur(e) maraîcher(e) est vraiment intéressé(e), il/elle pourra faire partie de la coopérative (que nous mettons sur pied) en partageant les avantages comme les inconvénients avec une part en argent comme garantie participative, part récupérable ou non en cas de départ (à examiner) et suivant des modalités précises.

A bon(ne) entendeur(euse ?) …

Serge.

Serge est prêt à venir vous « éclairer » si vous désirez une petite réunion après une livraison « cartons », soit le 15 ou 29 novembre ou 13 décembre.

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Mise Au Point – Message de Serge aux Gassoux

Apparemment, certaines personnes se demandent encore s’il n’y a pas moins de légumes dans les paniers par rapport à l’année dernière !

Voici les comparaisons entre 2007 et 2008 pour septembre.

…………………………………………… 01/09/07 ……………… 22/08/08

poids…………………………………………6,9 kg………………………6,5 kg

pièces…………………………………………..7……………………………..8

bottes…………………………………………..4…………………………….10

légumes et condiments…………………….11……………………………14…….

prix moyen (par lég. et cond)……..3,68 Euros……………….2,89 Euros….

…………………………………………… 15/08/07 ……………… 13/09/08

poids………………………………………..6,6 kg……………………….11 kg

pièces…………………………………………12……………………………..8

bottes………………………………………….1……………………………..10

légumes et condiments……………………12…………………………….16……

prix moyen (par lég. et cond)………3,38 Euros………………..2,5 Euros….

……………………………………………. 29/09/07 …………….. 27/09/08

poids………………………………………..8,6 kg………………………..7 kg

pièces………………………………………….4………………………………4

bottes………………………………………….8…………………………….15

légumes et condiments……………………14……………………………15……

prix moyen (par lég. et cond)………2,89 Euros………………..2,7 Euros….

nombre de légumes et condiments en augmentation

prix moyen par légume et condiment en diminution

Le nombre des légumes et des condiments est donc à la hausse et le prix par légumes et condiments à la baisse !
Et pourtant, tout augmente : les semences, le mazout et les réparations pour la camionnette … sauf notre panier !!!

Nous aimerions d’ailleurs récupérer plus de bocaux de légumes stérilisés. Chaque année, nous devons en racheter (et ils sont de plus en plus chers évidemment !) puisque nous ne récupérons qu’une trop petite quantité ! Si les frais augmentent toujours, nos revenus vont diminuer et il faudra augmenter le prix du panier. Nous proposons une caution à déterminer (à gérer par les GAS) parce que c’est vraiment trop de gaspillage, écologiquement et économiquement. Qu’en pensez-vous ?

On peut se poser la question d’ailleurs : environ 6,- Euros/heure en 2007. Même si cela nous convient et qu’on ne veut pas plus pour ne pas payer de taxes qui sont, en général, trop ‘mal utilisées par l’Etat, est-ce vraiment digne ?

Les paysans sont toujours des esclaves.

Que gagne un avocat, un architecte, un menuisier, un mécanicien ?
C’est juste une question de justice, pas de jalousie. D’ailleurs, qui est vraiment le plus ,heureux ? Ce n’est pas une question de gagner beaucoup d’argent, mais ce système est anormal et injuste !

Alors, en moyenne, les prix des paniers de septembre ont diminué en 2008 par rapport à 2007, puisqu’on arrive à 2,69 Euros par légume ou condiment en 2008 contre 3,32 Euros par légume ou condiment en 2007. C’est une moyenne, bien sûr, et il ne faut pas voir ce prix pour une botte de persil, par exemple. Il y a des légumes plus gros aussi (pommes, choux, potirons… ).

Et puis, dans le prix, il y a le transport aussi qui est inclus. Dès lors, nous pouvons dire que nous proposons un panier très diversifié et pas si cher par rapport à la qualité, avec une majorité de légumes cultivés à la ferme, ce qui n’est pas le cas de tous les paniers en Wallonie… !

C’est vraiment ça, notre panier dignité, pour celles et ceux qui n’auraient pas encore tout à fait compris… Bien sûr, il n’y a pas de tomates cette année (pas assez de soleil), mais par contre, il y a des pommes et des poires.
Quant aux choux, certains trouvent qu’il y en a toujours trop. 2 kg par grand panier de 4 personnes, est-ce vraiment trop pour 15 jours ? N’oubliez pas : le chou, c’est bon pour tout ! C’est très bon pour la santé et il faut en manger ! Et les condiments, certains ne savent quoi en faire. Il faut tout simplement les utiliser dans tout : les sauces, les vinaigrettes, les fromages frais, les plats mijotés, les pommes de terre, les tourtes … etc). C’est la richesse de notre panier. C’est vraiment délicieux et bon pour la santé ! Si vous avez vraiment trop, vous pouvez aussi les sécher et les utiliser en hiver.

Les personnes en manque de recettes (c’est vrai, nous en mettons moins qu’avant) peuvent chercher facilement grâce à tous les moyens mis à leur disposition actuellement. Internet, bien sûr, puisque tout le monde l’utilise, mais pas toujours à bon escient ! Les livres aussi et l’échange d’informations entre vous (les habitués pouvant expliquer aux nouveaux). Bref, recréer des liens ! Le mieux serait encore de s’inviter à manger et de cuisiner ensemble. Pour mieux se libérer de la Toile … (voir l’intéressant article ci-joint).

Le panier dans son état actuel est le résultat de presque 20 ans de notre expérience en agriculture naturelle et, bien sûr, surtout du bon vouloir de dame nature. Plus de quantité et moins de diversité (comme certains le souhaitent) cela signifie qu’il faudrait modifier les méthodes et augmenter les surfaces.

Est-ce possible sans faire des monocultures et sans mécanisation ? Ou alors il faudrait plus de maraîchers, donc des personnes qui veulent travailler ! Et apparemment, c’est difficile à trouver !!

Il est évident qu’en divisant un grand panier de 4 personnes en 2 ou en 4, il ne reste pas grand chose. Il faudrait que chacun(e) évalue les quantités de légumes souhaitées (par légume) pour se rendre compte qu’un panier de 4 personnes est certainement plus adapté à une alimentation normale pendant 15 jours.

Nous avons toujours été surpris que de si petites quantités vous soient suffisantes !!!

Dernière minute …

Rudolf à la comptabilité nous signale que notre revenu va certainement diminuer puisqu’en 2008 les coûts d’achats de légumes (à la période difficile : fin de l’hiver et printemps) ont augmenté par rapport à 2007 alors qu’il n’y a pas eu beaucoup plus d’achats (ou moins de production). Cela signifie que les légumes bio achetés sont nettement plus chers. Tout augmente, sauf je le rappelle, notre panier ! Et cela pose évidemment problème puisque nos bas revenus vont encore diminuer !

Heureusement, nos convictions restent bel et bien en avant ! Même si le moral n’est pas toujours au beau fixe ! Autre triste nouvelle annoncée au printemps déjà par François-Xavier : son désir de nous quitter aussi pour réaliser un autre projet… peut-être en septembre 09. Seul, je n’arriverai pas à continuer ! Il va falloir être inventif pour maintenir l’arc-en-ciel en couleurs !

Serge.

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Aux GAS de la ferme Arc-en-ciel

Les petites feuilles rouges tendres des betteraves apparaissent sous les épinards. Ici et là, quelques plantules de bettes et de fenouils reviennent naturellement après l’hiver. Les jeunes choux chinois repiqués en avril grandissent aussi parmi le persil plat, la mâche, le pourpier,… qui se ressèment aisément chaque année, de plus en plus dans cette serre pour des récoltes futures… D’autres surprises encore éclosent avec le printemps: quelques salades batavias, croquantes à souhait, mais aussi l’une ou l’autre asperge, un bouquet d’estragon, un autre de mélisse,… toutes ces plantes aux riches parfums!

Que de couleurs, d’odeurs mélangées venant réveillées mes rêves de jardinier débutant (de Bruxelles à Mesnil et de Mesnil à Wellin…) où je pensais déjà à une permaculture spontanée!
Encore faut-il qu’elle soit viable, m’a fait comprendre Rudolf des années durant, en véritable père spirituel… d’une véritable agriculture naturelle!

Et elle commence à l’être donc grâce à l’union quotidienne de plusieurs énergies volontaires: Marcelle et Rudolf bien sûr depuis 20 ans, François-Xavier (mon frère de terre depuis presque 1 an…), Sébastian (nouvellement arrivé et prometteur…), Jean-Marie (le stagiaire du moment en formation du CRABE) ainsi que toutes celles et tous ceux qui passent et repassent (Marie-Laure, Sylvain, Morgane, Graziella, …et tous les autres) pour un jour ou plus, et moi-même, Serge (depuis plus de 10 ans déjà), pour transmettre ici ces idées du jardin avec les mains, de la parole à l’écriture…

Ensemble, on arrive tout doucement à réaliser ce rêve fou que nous devons tenter d’oser si nous voulons proposer des pistes pour la survie de la planète… Et un jour pouvoir répondre honnêtement aux questionnements de nos enfants! Yanosch et Laïyna, Alexandre et Maïlys, mais aussi tous les enfants qui souffriront des graves irresponsabilités des Hommes…!

Sans ma rencontre avec Natascha (il y a 13 ans), qui a choisi depuis cette année de reprendre des études pour faire aussi cet autre beau métier qui donne la vie, celui de Sage-Femme, et sans ma nouvelle famille, je n’aurais pu y arriver! Merci donc à celle qui m’accompagne au jour le jour (et à toute ma famille), dans les moments forts et dans les doutes pour la confiance qu’elle m’a donnée… Si je pouvais lui donner autant de forces et d’amour dans son nouveau choix…

J’écris donc pour donner des nouvelles de la ferme sur notre site (www.fermearcenciel.be), pas toujours régulièrement, par manque de temps… Je travaille au moins 2600 heures par an, soit 50 heures par semaine à la moyenne! Et tout le monde ici en fait autant! Où est-elle la dignité des paysans? On leur en demande toujours plus… Sous le soleil, ils doivent transpirer. Dans le froid, ils doivent continuer. Avec les changements du climat, de plus en plus fréquents, ils doivent s’adapter. Les plantes aussi sont perturbées. Ils doivent les reconnaître, les cultiver, les soigner, les protéger, les récolter, les emballer, les transporter, les expliquer,… Et quand tout le travail ne suffit pas, à cause d’une gelée imprévue, du trop ou du pas assez de soleil et de pluie, des limaces voraces et autres bestioles peu frivoles,… alors le jardinier est désespéré! Quel métier ingrat !

Que faut-il mettre dans les paniers quand des cultures sont ratées ou bien que les stocks sont épuisés? S’il y avait au moins d’autres maraîchers avec lesquels on peut collaborer. Mais attention, pas n’importe quel maraîcher! L’idéal devrait être le plus local et loyal, c’est-à-dire bien plus qu’un mode de culture biologique (même si cela n’est déjà pas si mal!). Comprenez dès lors notre proposition d’aller encore plus loin avec vous! Dès le printemps (2009), on pourrait concocter un panier vraiment de saison, avec plus de plantes sauvages comestibles et meilleures pour la santé! Entendons-nous bien, cela signifie qu’il faut donc se passer des pommes de terre, des carottes et autres légumes de conservation lorsque les réserves sont terminées et que de trop loin il faut les acheminer. Jusqu’à maintenant nous nous adressons, contraints et forcés (à cause du manque de producteurs de vraies valeurs…), à Bonneterre en France où il y a aussi plus de producteurs en bio (et ce, grâce au magasin bio de Rochefort qui nous permet de commander sans prendre de bénéfice!). Le camion du grossiste venant déjà livrer, c’est une façon d’économiser des kilomètres et donc de moins polluer. La qualité des producteurs en France est souvent aussi meilleure. Quand c’est possible, on se fournit parfois aussi chez Pro Natura (anciennement Biomarché) à contre cœur aussi mais au moins pour respecter la proximité! Priorité des choix aux producteurs belges, français, hollandais et des autres pays les plus proches. Parfois l’Italie parce qu’il n’y a plus de pommes de terre, carottes,… disponibles relativement proche! Jamais plus loin donc (d’Israël, d’Argentine, de Nouvelle Zélande,… pour des raisons d’éloignement!). Mais l’Italie, c’est déjà loin! Et le sud de la France, le nord de la Hollande et même le fin fond de la Flandre en Belgique… Mais alors que faire???

Etes-vous prêt à manger des soupes d’orties très liquides? Pour remplacer l’épaississement des soupes avec des pommes de terre, on peut utiliser des feuilles de consoude (quand c’est la saison). Pour supprimer les patates qui ont parcouru beaucoup de kilomètres, il faut donc faire encore des efforts de cuisine!!! Et oui, il y a des gens qui préfèrent suivre le slogan « Vivez comme vous voulez ». Ceci n’est pas une critique à celles et ceux qui se rendent dans ce supermarché (ou les autres d’ailleurs), mais plutôt envers ce grand magasin qui fait croire que tout est permis alors que nous savons maintenant pertinemment bien l’impact désastreux des activités humaines de nos pays industrialisés sur la planète !

Nous devons donc poser rapidement des actes de décroissance! Dans notre vie de tous les jours. Entre producteurs de vraies valeurs et consommateurs- acteurs! C’est ce que nous vous proposons de faire. Ce courrier est donc adressé à tous les participants des GAS AP et autres membres des paniers de légumes. J’aimerais bien que chacun(e) comprenne bien le sens de notre projet. C’est bien plus qu’un panier de légumes de saison! Et même si nous devons compléter à certaines périodes (principalement de la fin de l’hiver au début de l’été ou lorsque l’une ou l’autre culture est ratée, insuffisante), nous sommes les seuls (hélas!) à proposer un panier avec plus de 85 % des légumes de notre production sur toute l’année (en 2007), ne l’oublions pas !

Mais il faut savoir aussi que nous avons de plus en plus de mal à maintenir l’équilibre du prix du panier par rapport à nos coûts de production et les achats de légumes lorsque c’est nécessaire (une étude de la comptabilité est effectuée par Rudolf en ce moment dont les résultats vous seront communiqués). Les légumes achetés sont de plus en plus chers (crises pétrolière et alimentaires !?).

La question est donc : voulons-nous continuer à défendre une agriculture paysanne, tant dans la mise au point de techniques de culture naturelle que dans le travail de pionnier par notre relation producteur/consommateur (consomm’acteur !), cultivateur, mangeur… ? (Vous pouvez peut-être trouver d’autres mots pour exprimer mieux encore cette rencontre vivante… ). Il ne faut surtout pas se laisser tromper : « Aujourd’hui, la crise alimentaire générée par les spéculateurs de tous bords, crée artificiellement une famine alors que la récolte de 2007 bat tous les records (augmentation de 4,8 % par rapport à 2006). Le CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-monde) soupçonne, études à l’appui, qu’il s’agit en fait de promouvoir en Afrique une nouvelle « révolution verte ». Un scénario qui, s’il arrive à être imposé, verra l’imposition des OGM sur tout cet immense continent et par conséquent un niveau d’endettement sans précédent au profit des multinationales occidentales. Car derrière les promoteurs de ces projets, on retrouve clairement Monsanto, l’AGRA (la fondation Rockfeller et Bill Gates –déjà à l’origine de l’Arche de Noé verte), ces éternels fossoyeurs du bien être des peuples. » www.cadtm.org .

Et pendant ce temps là… les choux chinois grandissent de jour en jour (récolte ce mois de juin). Et à plusieurs endroits, que vois-je ? Des plantes de tomates, déjà de belle taille, issues des semis naturels des tomates tombées l’an passé ! Heureusement, la nature est belle et généreuse (pas toujours) ! Les plants de tomates plantés grandissent lentement cette année. Il faut retrouver l’équilibre entre le sauvage et le cultivé, pour arriver à une véritable permaculture. Venez la découvrir ! Avec les fraises par exemple, ou le désherbage (méditatif !)… Pour véritablement se rendre compte de la réalité du travail des paysans ! Beaucoup d’efforts souvent pour peu de résultats… C’est aussi cela l’agriculture naturelle ! Alors si vous avez l’impression que nous accueillons parfois mal certaines remarques (voir compte-rendu sur le site des GASAP sur la quantité des légumes des paniers), c’est parce que notre réalité (ou plus exactement celle de la nature) ne correspond pas forcément à la vôtre (la réalité du portefeuille de chacun et la nécessité de manger à sa faim)…, celle du cultivateur (dépendant des saisons et du bon vouloir de dame nature,impossible à changer si l’on veut respecter les rythmes naturels ) et celle du mangeur (qui peut essayer dans la mesure des possibilités de chacun de changer encore ses habitudes alimentaires…).

Il y a encore beaucoup d’apprentissages à faire si nous voulons développer mieux encore les Groupements d’Achats Solidaires à l’Agriculture Paysanne ! Tant de notre côté que du vôtre. Nous ne pouvons (et ne voulons) pas dominer la nature. Il faut l’accepter. Les réussites comme les échecs. Nous devons (ré) apprendre à vivre avec la nature au lieu de soliloquer ! Il faut peut être se rendre à l’évidence : une société qui n’est pas prête à soutenir les paysans qui la nourrissent est vouée à disparaître… (Un pays sans paysan n’est pas un pays, Paysâme de Claude Nougaro).

Peut être que l’Homme (Homo sapiens) doit encore se cultiver…, cultiver lui-même sa nourriture ! Un jour peut être aussi, nous pourrons accueillir fièrement quelques fuyards de la ville qui seront prêts à assurer avec nous leurs subsistances ! 50 mètres carrés seulement pour nourrir une personne (en légumes et pommes de terre), soit une parcelle de 5 m x 10 m ! Pour 10 511 0 00 habitants en Belgique, il faudrait donc 50 000 ha, soit 500 kilomètres carrés (seulement 1/35 environ de la surface agricole belge qui est de 17 434 kilomètres carrés).C’est donc tout à fait possible. A quand donc une réforme agraire allant dans le sens de la souveraineté alimentaire ?

Merci de votre engagement,

Serge

La saison des fraises… Si vous voulez venir récolter, merci de nous prévenir (084/38 96 67). Du lundi au samedi inclus (le dimanche est notre seul jour de détente en famille !

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Lettre de notre fermier

Chers tous,

J’ai lu avec beaucoup de plaisir et d’attention le dernier compte-rendu du REZO. C’est important, pour nous paysans, de sentir que des consommateurs engagés comme vous sont en mouvement pour créer de nouveaux rapports.

Je souhaite donc vous communiquer quelques nouvelles et vous soumettre quelques idées.

 Fête d’hiver à la ferme Arc en Ciel le 29 mars (et AG ?). Notre ferme se situe à 10 km (sans détour) de la ferme Arc en Ciel. Je vous propose de programmer une visite chez nous, le même jour, selon les modalités qui vous conviennent, du moins entre les deux traites des vaches (6h30 et 17h30, à peu près…). Pour la plupart d’entre vous, ce serait l’occasion de mettre des images sur nos fromages et nos élevages. Nous serons en pleine période d’agnelage des brebis Ardennaises Rousses. Si l’AG se tient ce jour, je tâcherai d’y être présent.

 Un contrat « produits laitiers » ? Pourquoi pas ! Nous y songeons depuis longtemps.

Kari nous avait demandé de réfléchir au contrat producteur consommateur. Notre principale réticence était de ne pas pouvoir l’assumer. En effet, malgré que nous sommes installés à Jambjoule depuis 5 ans, nous nous considérons toujours en installation (il est long le chemin…). Un copain berger du Tarn m’a dit il y a 5 ans : « il faut au moins 7 ans pour créer un troupeau de moutons ». Pour les vaches laitières, il en faudrait 12 ? La production de lait de vache varie très fort au long de l’année. J’espère tendre vers une plus grande régularité, tout en acceptant la naturelle faible lactation des vaches en hiver.

A part ça, nous sommes favorables au concept de contrat et si on le met en œuvre, nous nous arrangerons pour le respecter. Ca donnera plus de sens à notre rôle de paysans au sein d’un GAS qu’actuellement.

Nous sommes donc prêts à en discuter, avant l’AG.

 Prix des produits laitiers. Nos prix ont en effet été revus en septembre dernier pour la première fois depuis notre installation. Je regrette de ne pas l’avoir communiqué aux GAS. Je ne l’ai signalé qu’à Marcelle qui assure les rôles de prise de commande, de livraison et de facturation. Ceci dit, malgré la flambée du prix du lait dans les fermes conventionnelles (apparemment pas pour longtemps…), nos prix ne devraient pas fondamentalement varier, du moins pas tous les 3 mois. Soyez assurés que nous communiquerons les prochains changements à tous.

 Dans l’idée de garder davantage la valeur ajoutée dans notre ferme, nous accordons beaucoup d’importance à la vente directe (à la ferme) et via les GAS (même à Rochefort et Marche-en-Famenne, il y en a !). Et dans cette même idée, nous essayons de trouver de nouveaux produits qui nous permettent de valoriser au mieux notre travail et de maintenir notre ferme et notre élevage à une petite taille. C’est pour cela que nous avons proposé des colis de viande d’agneau, de bœuf et de porc (ça a bien marché !) et que nous avons réalisé du « saucisson de mouton » et un plat préparé, en bocal prêt à l’emploi, le « Mitonné d’agneau aux petits légumes ». A découvrir donc.

 C’est l’hiver (ou ça le devrait). Beaucoup de nos animaux sont rentrés en bergerie et à l’étable. Les agnelages viennent de commencer. Mais c’est pas la gloire car les brebis ont beaucoup souffert de la fièvre catarrhale (langue bleue) cet été et ont du mal à s’en remettre. Beaucoup ne sont pas pleines, d’autres sont faibles, surtout celles qui ont pâturé les pelouses calcaires (réserves naturelles). Nous espérons qu’elles sont désormais immunisées et qu’elles reprendront du tonus d’ici le printemps. Les brebis qui doivent agneler en mars semblent en meilleure santé. Un enjeu de cette année sera de rendre la forme à ces brebis et à les aider à lutter contre ces nouveaux virus en renforçant leur immunité naturelle.

 Du côté des vaches, nous avons aussi eu peur avec ce virus (inoffensif pour l’humain, rassurez-vous). Il y a eu quelques mortalités embryonnaires, donc moins de vêlages que prévus donc moins de lait. Mais ça va mieux. D’une part les vaches recommencent à vêler (finies les ruptures de Divine Valentine ?), et d’autre part un beau lot de 6 génisses fréquentent le taureau cet hiver et se préparent à une gentille lactation pour l’automne prochain. On respire.

 Il y a encore sûrement d’autres choses à raconter mais ce sera pour une prochaine fois.

Bernard

Ferme de Jambjoule

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courrier de Serge du 8 décembre

Aux membres des GAS et autres consomm’acteurs/trices

L’hiver est à la porte…enfin si on peut encore appeler cela l’hiver…
Toujours est-il que la saison où les jardins sont en dormance, les journées plus courtes, les paysans invitent à la méditation…
Alors ce serait l’occasion de vous inviter à (re)découvrir la ferme Arc-en-Ciel un samedi (de non-livraison) en mars 2008, soit le 1, le 15 ou le 29. Histoire de se rencontrer, de discuter, de réfléchir ensemble ainsi que de vous faire visiter et expliquer le nouveau bâtiment et les jardins au repos.

Nous aimerions tant que chacun(e) d’entre vous comprenne bien l’enjeu véritable de notre collaboration entre producteurs/trices et consomm’acteurs/trices.

 Notre combat pacifique et idéologique sans les tricheries du pouvoir politique!

 Notre expérience écologique d’une agriculture naturelle sans les mensonges des soi-disant scientifiques, en fait à la solde du capital agro-alimentaire!

 Notre résultat économique sans les subsides de l’Etat et la mafia des banques!

Une véritable alternative qui pourrait se multiplier…
Pas moins de 44.000 entreprises maraîchères sur 1/35ème environ de la surface agricole du pays en créant au minimum 176.000 emplois et ce, pour nourrir tous les habitants de la Belgique en légumes et pommes de terre.
Une véritable révolution verte!
Bien sûr, cela passe parfois par des échecs pour arriver parfois à de meilleures années et des réussites avec de bonnes récoltes. Une chose est sûre: c’est la nature qui choisit, pas les êtres humains! Le climat change certainement et les saisons se décalent tout le temps. Il faut sans cesse adapter notre travail. Il y a parfois de bonnes récoltes et parfois pas du tout ou trop peu, mais le travail reste le même. Est-ce pour cela que les paysans n’ont pas droit à la dignité? Il va falloir changer très vite nos mentalités. Malheureusement, les grandes surfaces ont tout fait pour usurper la liberté à leurs clients mais au prix du pillage et du gaspillage, ce qui implique aussi la souffrance des plus pauvres!

Il est temps de stopper cette Croissance aveugle et criminelle si l’on peut encore éviter que le choc ne soit pas trop brutal! Il faut donc poser des actes honnêtes dans notre quotidien.

Ensemble, nous y arrivons, avec nos 100 « familles », soit environ 300 personnes nourries par la terre et les paysans. Notre expérience ne demande qu’à faire effet boule de neige, ici et ailleurs, partout dans le pays et dans le monde. Le temps est venu de s’unir et de désobéir…
A la Terre Citoyen(ne)s!

Lorsque notre nourriture, nos vêtements, nos toits ne seront plus que le fruit exclusif de la production standartisée, ce sera le tour de notre pensée. Toute idée non conforme au gabarit devra être éliminée (John Steinbeck, A l’Est d’Eden)

Aucune force au monde n’a autant de pouvoir qu’une idée dont le temps est venu (Victor Hugo)

Ne doutez jamais du fait qu’un petit nombre d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même la seule chose qui se soit jamais produite (Margaret Mead)

Pas besoin d’essayer de détruire le système ou d’en prendre le contrôle. Ce sera suffisant de lui retirer notre soutien (Serge Mongeau)

Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre (Gandhi)

Dans 15 jours, vous recevrez un calendrier. Textes et photos vous feront mieux découvrir notre travail pour remplir vos paniers au fil des saisons.

 Les légumes et les plantes sauvages comestibles qui pourront faire jubiler vos papilles gustatives en 2008 (selon les bons vouloirs de dame nature).

 Notre engagement pour aller encore plus loin… de la récolte des fraises à la plantation d’arbres en passant par les travaux au jardin: semis, repiquage, désherbage, récolte… tous des moments à partager!

 Et enfin notre expérience commune qui peut servir à d’autres, jeunes ou moins jeunes, qui choisiraient un futur paysan!

Serge

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