Message de Serge aux Gassoux – 22 nov 2008

* Veut-on vraiment sortir du gabarit dans lequel les consommateurs se trouvent d’un côté et les producteurs de l’autre?

* Qui prend les risques de la production : le producteur tout seul ou le producteur avec les consomm’acteurs ?

* Le Groupement d’Achat Solidaire (GAS), comme son nom l’indique, ne doit-il pas aller plus loin que le Groupement d’Achat Commun (GAC) (dans lequel il y a seulement un achat groupé en commun pour avoir un prix intéressant par rapport à la quantité fournie) ?

* GASAP : Groupement d’Achat Solidaire à l’Agriculture Paysanne. Comment faire pour soutenir réellement une agriculture paysanne? Au-delà de l’achat … la participation financière dans une coopérative (par exemple).

* Est-ce normal de devoir travailler 2600 heures par an (soit plus de 50 heures par semaine) pour gagner un revenu suffisant … qui nous convient mais est inférieur à tous les barèmes ? Où est la justice ?

* Le vrai prix de la dignité ne serait-il pas d’octroyer au producteur un pourcentage par rapport aux salaires des consomm’acteurs, créant ainsi une solidarité entre tous les revenus, faibles à élevés? Ce qui invite chacun(e) à montrer sa fiche de paie. Notre comptabilité est ouverte à toutes et à tous. Et vous ?

Une réunion est prévue à Bruxelles. Nous pourrons ainsi en débattre. Etes-vous prêt(e)s à aller plus loin ? Malgré nos coups de gueule réciproques? De notre côté, nous sommes déjà fiers de votre implication. Ce n’est pas évident pour tout le monde, sans doute, mais avec persévérance, on peut y arriver !

Nos coups de gueule sont autant de cris du coeur destinés à combler le fossé existant entre l’homme moderne « déraciné » (dans tous les sens du terme) et son milieu naturel.

Retrouver ensemble le bon sens et la liberté . Voilà le message principal de notre message précédent.

Graziella est déjà passée (et passe encore) avec son micro ouvert auprès des GAS pour écouter vos avis, vos implications… Nous pourrons ainsi peut-être mieux vous entendre. Et si le coeur vous en dit, venez passer une journée à la ferme Arc-en-Ciel. Il y a toujours quelque chose à faire, pour se rencontrer et découvrir ensemble nos réalités de ville et de campagne !

Serge et Rudolf

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