Agir pour l’Agriculture Paysanne : du local à l’international, un modèle reconnu et inspirant !

1. Les gasap, un modèle applaudi à la FAO pour raccourcir la chaîne alimentaire

Notre intervention du 17 octobre auprès de la FAO lors de la Semaine Mondiale de l’Alimentation (WFF) a souligné l’impact du modèle ‘gasap’, qui facilite l’accès à des produits locaux et durables, tout en offrant aux jeunes une implication directe dans le soutien aux petits agriculteurs. Avec des partenariats sans intermédiaires, une garantie de revenus stables, et une réduction du gaspillage alimentaire, notre modèle est reconnu pour sa capacité à inspirer et relocaliser l’agriculture.

  1. Partenariats directs sans intermédiaires : Les GASAP établissent un lien direct entre producteurs et consommateurs, avec un modèle d’abonnement annuel qui assure un revenu stable aux agriculteurs et limite le gaspillage alimentaire.
  2. Engagement des jeunes : Les jeunes participent activement à ce modèle en soutenant l’agriculture locale et durable. Les GASAP favorisent leur implication à travers des activités participatives, renforçant ainsi la cohésion sociale.
  3. Souveraineté alimentaire et emplois locaux : En reterritorialisant l’agriculture, les GASAP contribuent à l’économie circulaire, créent des emplois non-délocalisables, et facilitent l’accès de tous à des aliments locaux et durables.

2. Le Réseau des gasap, un réseau engagé et soutenu par les citoyen.nes et les institutions pour l’agriculture paysanne

Nos actions ne se limitent pas à l’accompagnement des agriculteurs : elles touchent également les citoyen.nes, qui deviennent des mangeurs et mangeuses engagé.es dans la souveraineté alimentaire. Les rencontres avec les institutions montrent qu’ensemble, citoyen.nes et producteur.ices, nous pouvons porter et défendre un modèle alimentaire résilient et durable.

Des demandes concrètes à la Région Wallonne

Le 16 octobre, nous avons présenté nos recommandations au cabinet de la Ministre de l’Agriculture wallonne, Anne-Catherine Dalcq. Nos propositions visent à renforcer la production locale, en mettant l’accent sur :

  • Soutien aux circuits courts et aux filières biologiques : pour assurer des prix équitables et soutenir les exploitations bio.
  • Développement des infrastructures agricoles locales : pour renforcer les chaînes d’approvisionnement sans intermédiaires (abattoirs, meuneries, halles relais).
  • Mise en place d’une politique alimentaire et foncière intégrée : assurant la pérennité de l’agriculture paysanne.

Ces recommandations soutiennent les agriculteurs wallons et les consommateurs bruxellois engagés dans les circuits courts à travers des réseaux comme les Groupes d’Achats Solidaires de l’Agriculture Paysanne (GASAP), offrant des prix justes pour une alimentation durable et locale.

Défendre une agriculture paysanne rémunératrice créatrice d’emplois, de cohésion sociale, locale et durable à la Région Bruxelloise

Pour continuer à bâtir un soutien politique à notre modèle d’agriculture paysanne, nous rencontrerons le 5 novembre le directeur de cabinet de David Leisterh (MR), Arnaud Desmadryl. Nous aborderons notamment les solutions pour soutenir les petits producteurs et renforcer l’emploi local à travers le modèle des circuits courts.

3. Le Réseau défend l’agriculture au-delà des frontières

Face aux défis agricoles et à l’accord UE-Mercosur, le Réseau agit ! L’agriculture paysanne est confrontée à de nombreux défis, exacerbés par les accords de commerce internationaux comme le projet UE-Mercosur. Ce dernier, promu par la Commission européenne, prévoit d’importer plus de viande et de soja sud-américains, risquant ainsi de déstabiliser les exploitations agricoles locales. Pour notre réseau d’agroécologie, il est crucial de lutter contre ces décisions en défendant une agriculture paysanne durable et équitable. En nous opposant à cet accord, nous rappelons que seules des politiques de prix justes et des infrastructures locales permettront de préserver les fermes locales et leurs transitions écologiques.

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