Le monde a un modèle qui marche. Et personne ne le dit assez.

Ce 22 février, la CSA Week 2026 s’est achevée. Une semaine mondiale pour célébrer l’agriculture soutenue par la communauté — des fermes où les citoyens paient à l’avance, pour soutenir les producteurs locaux, et recevoir en retour des produits frais, locaux, de saison.

Un modèle qui existe depuis des décennies en Europe.
Et en Belgique ? Il a une particularité. Il s’appelle GASAP. Et il a 20 ans. Pas 20 ans de discours. Pas 20 ans de projets pilotes. 20 ans d’action concrète, citoyenne, engagée — dans les quartiers, les villes, les campagnes, les cuisines, les écoles.

Manger en CSA, c’est bien plus puissants que des choix individuels isolés

Les GASAP, c’est ça : des choix collectifs.
Pas des individus qui changent leur assiette seuls. Des groupes qui décident ensemble ce qu’ils veulent manger, avec qui, et comment ; des Communautés de Soutien à l’Agriculture (CSA).
Et ça, ça change tout.

Parce que face aux enjeux — climat, environnement, agriculture locale, cohésion sociale, droit à l’alimentation — les petits gestes individuels ne suffisent pas.
Ce qui change les choses, c’est quand on se rassemble.

Les GASAP, ce sont des groupes locaux qui agissent ensemble — pour manger mieux, vivre mieux, partager mieux.

Un modèle qui relie, un modèle aux 1001 solutions

Environnement ?
Climat ?
Agriculture urbaine ?
Maintien des fermes locales ?
Lien social ?
Gouvernance locale ?
Rayonnement de la ville ?

Les CSA, c’est tout ça, en même temps.
Et les GASAP ? Depuis 2006, des citoyens, associés à des producteurs, ont choisi de s’unir pour manger mieux — et vivre mieux.

Ils ont créé des groupes locaux solidaires — des lieux de partage, de décision, de solidarité.
Et aujourd’hui ?

  • Plus de 100 groupes fédérés au sein du Réseau des GASAP.
  • Plus de 6 000 citoyens, 50 producteurs, 660 personnes précarisées soutenues via P.A.N.I.E.R.S.
  • Ils nourrissent des milliers de familles.
  • Ils sensibilisent des jeunes, créent des emplois, réduisent les émissions de CO₂.

Et ils le font sans financement structurel — parce que, jusqu’à présent, personne ne leur a (encore ?) proposé d’en faire un pilier de politique régionale.

Un modèle éprouvé — et reconnu en internationalement

Les GASAP, c’est un modèle vivant, éprouvé, scalable, reconnu en Europe et sur les autres continents — aux côtés des réseaux français, allemands, américains.

Et pourtant, personne ne le dit assez.

Les GASAP, c’est plus qu’un réseau.
C’est une manière de vivre la ville, la campagne — et avec qui on la partage.

Les GASAP, c’est aussi ça : une manière de préserver la terre

Les GASAP, c’est une manière de maintenir les fermes en activité.
De soutenir les producteurs locaux.
De préserver les terres agricoles — en leur garantissant un débouché stable.

Et si la Belgique voulait être une capitale de la transition ?

Elle a déjà son modèle :
Il s’appelle GASAP.
Et il a sa fédération : le Réseau des GASAP.

Parce que les GASAP, c’est la réponse concrète à un droit fondamental : le droit de manger sainement.
Pas un discours.
Une pratique : des paniers, des jardins, des réunions, des décisions prises ensemble — pour que personne ne soit laissé de côté.

Vous aussi, vous pouvez manger sainement

Et commencer à manger avec les GASAP.

Pas pour être parfait.
Pas pour sauver le monde seul.
Mais pour faire partie d’un mouvement — qui change les choses, parce qu’il agit ensemble.

Et si on appelait les responsables politiques à soutenir davantage ces réseaux citoyens ?

À Bruxelles, un nouveau gouvernement vient de voir le jour. Nous aimerions beaucoup pouvoir être entendus — et soutenus.

Parce que c’est sans doute le moment de reconnaître la valeur des CSA et qu’ils peuvent répondre aux enjeux d’autosuffisance alimentaire comme en Wallonie.

Pour trouver son GASAP, consultez la carte : www.gasap.be/carte

Pour aller plus loin :

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