Être un membre du réseau international URGENCI (le regroupement mondial des CSA – Agriculture Soutenue par la Communauté), ce n’est pas juste une étiquette. C’est un engagement quotidien à défendre un modèle qui a fait ses preuves : celui de la relation directe, de la confiance et du partage des risques entre ceux qui cultivent et ceux qui mangent.
Mais nos valeurs ne restent pas dans les statuts. Elles se défendent sur le terrain et, quand il le faut, dans les arènes politiques. Parce que pour qu’une agriculture paysanne survive, il faut plus que de la bonne volonté : il faut des conditions de vie dignes pour les producteurs et des prix qui leur permettent de vivre de leur métier, pas de le subir.
La preuve par l’exemple : il y a quelques semaines, nous étions sur le champ, en pleine terre, pour une rencontre avec le cabinet de la nouvelle Secrétaire d’État bruxelloise, Ans Persoons. Et qui a pris la parole pour porter haut et fort la voix de notre réseau ? Ce n’était pas un lobbyiste en costume, mais Abdoullah Omra, maraîcher du Jardin de l’Abondance. Un producteur qui fournit plusieurs GASAP, qui a expliqué, facts à l’appui, pourquoi la vente directe en circuit solidaire est vitale pour notre souveraineté alimentaire et pour la pérennité de fermes à taille humaine. C’était concret, puissant et nécessaire.

Le mouvement ne s’arrête pas là. Début juillet, nous remettons le couvert en rencontrant cette fois le cabinet de la Ministre wallonne de l’Agriculture, Anne-Catherine Dalcq. L’objectif ? Réitérer nos demandes pour un soutien structurel à l’agriculture paysanne et la reconnaissance officielle des spécificités du modèle GASAP dans les politiques publiques.
On ne lâche rien. Pas parce qu’on aime la confrontation, mais parce qu’on est convaincus. Convaincus que notre modèle humain, solidaire et sans intermédiaire est la réponse la plus robuste aux crises alimentaires et climatiques. Tant qu’il restera un producteur à soutenir et un mangeur à sensibiliser, nous serons là, sur le champ et dans les bureaux, pour porter cette voix.
NB : Si vous ne l’avez pas encore fait, n’hésitez pas à lire notre rapport d’impact 2025 et à le partager partout !




