Auteur/autrice : Florian

Le Réseau des GASAP engage ! Un.e chargé.e de mission « Poste producteurs »

Le Réseau des GASAP cherche un.e chargé.e de projet pour assurer un meilleur soutien aux producteurs du Réseau. Le contrat est à mi-temps jusque mai 2019, avec l’opportunité de prolonger le poste en fonction des financements disponibles.

Rôle:

Le poste de « Soutien aux producteurs » a pour objectif de contribuer à accélérer la transition wallonne vers de nouveaux modes de production et de consommation en travaillant avec les producteurs. Pour ce faire, la personne continuera à soutenir la création de GASAP en Wallonie à travers l’amélioration du soutien fourni aux producteurs du Réseau. Elle développera les partenariats avec d’autres initiatives en Wallonie qui soutiennent les circuits courts alimentaires de proximité, avec un accent plus particulier mis sur les questions de prix juste et rémunérateur. Dans ce cadre la personne contribuera à l’élaboration de la stratégie de développement du Réseau en étroite collaboration avec les autres employés du Réseau et l’équipe de bénévoles « producteurs ». Elle sera également chargée de la recherche de fonds pour assurer la continuité de ce poste dans le long-terme.

Responsabilités:

De manière globale, les responsabilités incluent :

  • le soutien aux nouveaux producteurs du Réseau des GASAP pour assurer l’adéquation aux modes de fonctionnement en circuit court et aux valeurs du Réseau ;

  • le suivi des besoins des producteurs du Réseau ainsi que l’organisation de visites régulières dans les fermes ;

  • l’accompagnement des producteurs dans le calcul d’un prix juste et rémunérateur & l’animation de discussion avec les consommateurs autour de cette question  ;

  • le développement de partenariats structurels avec d’autres projets de sensibilisation à l’alimentation durable ou de distribution ;

  • la contribution à l’élaboration de la stratégie du Réseau concernant l’appui aux producteurs, et à l’élaboration du plan stratégique 2019 du SPW-agriculture ;

  • la participation à la vie d’équipe et au suivi de certains groupes de travail internes liés à la fonction.

Profil recherché :

  • Une connaissance du monde agricole et des questions liées à l’alimentation durable

  • Une connaissance ou expérience en lien avec le modèle GASAP et la distribution en circuit court

  • Minimum 3 ans d’expérience en lien avec des producteurs en agriculture biologique ou en agroécologie

  • Diplôme (ou équivalent) dans un sujet lié à l’agriculture biologique, l’agriculture paysanne, développement durable ou autre sujets dans le domaine

  • Être organisé/e et pouvoir prioriser entre plusieurs tâches urgentes et importantes

  • Disposer de capacités analytiques et organisationnelles de son travail

  • Disposer de flexibilité d’horaire en soirée et le week-end

  • Maîtriser la langue française tant a l’oral qu’en rédactionnel, la connaissance du néerlandais est un atout

  • Adhésion aux valeurs et à la philosophie de l’asbl

  • Expérience d’utilisation des outils d’intelligence collective.

Le Réseau des GASAP offre :

Un emploi qui a du sens et qui contribue concrètement à un mouvement citoyen qui cherche des solutions aux défis liés à la nourriture et l’agriculture. Une ambiance conviviale, l’autonomie dans le travail et une certaine flexibilité horaire.

Un contrat à mi-temps en CDD jusque mai 2019 avec potentiel de prolongation en fonction des subsides et d’une évaluation du travail effectué. Barème de la commission paritaire 337.

Intéressé.e ?

Envoyez votre CV accompagné d’une lettre de motivation à emploi@gasap.be en spécifiant « Candidature poste « Soutien aux producteurs » – Nom & Prénom » dans l’objet

Date limite pour envoyer votre candidature : 30/05/2018

Des entretiens individuels seront organisés fin mai

Entrée en fonction : début juin 2018

Des questions ?

Contactez : contact-producteurs@gasap.be

Crowdfunding : merci pour votre soutien <3

En novembre, nous avions lancé notre première campagne de crowdfunding, et celui-ci avec succès ! Au nom de toutes les personnes qui bénéficieront et qui mène le projet, MERCI !

Grâce à 147 merveilleuses personnes, nous allons pouvoir mettre en place un outil web qui facilitera la gestion des GASAP. Voici les noms des Généreux.ses, nous leur vouons une gratitude toute particulière :

Super-GASAP Biscoteaux Super-GASAP LactoPomPain Super-GASAP Mangetout Ferdinand DE WASSEIGE
SoneGasc Cécile VEYRIÉ Françoise WALTHÉRY Zoé GALLEZ
Sophie ELLENS Emilie HUMBERT Jonathan RUSCIGNO Edgard D’ADESKY
Alice NORMAND Cath LESS Sara LABRI FRANCE
Sophie DUPONCHEEL Tania PLATTEEUW Louis HAUTIER Sophie BOIRON
Christine SCHN Myriam GARCIA Deronchêne MARIE Monique VOTQUENNE
Sandra LEQUENNE Myriam HILGERS Gilles BOURGAIN Bertrand MAES
Emilie SICKINGHE Houblons de Bruxelles Brigitte VOGLAIRE Tanguy DE FOY
Alberto GINEPRO Caroline GREGOIRE Ana COELHO Florestan FOURNIER
Nathalie DEGUÉE Veronique SIQUET Alain VERHOEVEN Federica SECONDI
Erich SÖHNLE Arthur UBERTI Muriel BORRÉ Marie-Hélène WISECUP
Julien-Pierre BUSE Etienne GODTS Laurent GOSUIN Fati PEPPER
Arnaud JACOBS Jérôme ANTOINE Aurelia RICOUR Etienne FRANSSEN
Thomas SENNESAEL Margret MULLER Marie SECRÉTANT Laura SILVA-CASTANEDA
Le GAC Ferritable Anne-Françoise ROLLAND Paule DELIGNE CULOT Benoit PERNECHELE
Fanny HEUZÉ Vincent LUNEL Cécile VAN OVERSTRAETEN Gas WOL
Philippe COGNEAU Auré LIE Géraldine DELAVIGNETTE Danielle SPELTDOORN
Laetitia SEDOU Camille RAVERDY Cyprien HOUDMONT Olivier Et Dora CHAPUT-SNOY
Caroline SENGIER Monique SOETE Josiane DOSTIE Chantal HOORNAERT
Virginie VANDENBRUAENE Muriel DELALE Eva FRANSSE Marylise LEDOUBLE
Allan NEUZY Michel GIACOMELLI Cecile THIRAN Ioana STOENESCU
Bernard CUVELLIER Jacques VAN NECK Christophe NOTHOMB Jeanne KERVYN
Aisling HENRARD Caroline MATHIEU David S’JONGERS Le GAL Gassines
Anne DE DONCKER Agnez BEWER Vincent MELIS Pierre-Yves ADNET
Thierry CASTIAU Françoise PERE Michele AMBROSIO Le GASAP Les Paniers de Marguerite
Isabelle LECLERCQ Ingrid DENIS Chantal FABECK Le GASAP de Saint-Gilles
Emmanuel ROUSSEAU Helene DEBAISIEUX Le Frenegal de FRASNES Katheline TOUMPSIN
Anne Isabelle GILLIEAUX Nathan TERSELEER LILLO Alessandra MANGANELLI Elodie MARREL
Marie-Catherine MICHAUX Michel QUICHERON Anne CLOSSET Martin LEEMPOEL
Lucas SPIESER Emilie RAO Bruno NICOSTRATE Terre-en-vue asbl
Pauline BERNARD Natacha CINGOTTI Alice GUIDA Christine KIRKPATRICK
Hélène VANDERHULST Marion HUGONNY Doreen FAZIO Renaud DEVRIES
Nicolas FOURNIER Margherita GOMARASCA Nono GATHOYE GASAP Gasperge
Baptiste VÉROONE Jérémie DE CLERCK Serge VANDE VELDE Michèle VAN ENDE
Viorel MIR Frauke S. Nicolas DUBUISSON Panier LENSOIS
Josué DUSOULIER Séverine VANDECASTEELE Frédérique DEHAYE Gac HAMOIS
 Muriel WIELEMANS M. Isabel SAN SEBASTIAN Marie-Françoise LECOMTE  HOLLEGAS       GASTICOTS

 

Projections du film « Autrement (avec des légumes) »

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Plus de 100 dates déjà pour le film de Anne Closset retraçant son aventure dans les GASAP, et ce n’est pas fini !

Trois projections sont organisées dans le cadre du week-end du Doc à Bruxelles et en Wallonie :
17/11 à 20h au Cinéma Caméo à Namur
19/11 à 16h Maison des jeunes de Ganshoren « la cabane » (en présence de la réalisatrice)
20/11 à 10h30 Château de Péralta à Angleur ( organisé par le Gag de Angleur)

Plus d’informations sur le site de l’événement, sur la page Facebook de Anne ainsi que sur son site.

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Un nouveau super-GASAP se créé à Jette : le Gazewee !

Le Gazewee est fourni dans un premier temps par la Ferme de Stée (fromages, viandes, glaces, lait, beurre, œufs, charcuterie,…) et la Boulangerie de Jandrain-Jandrenouille (pain, farine) Plus de détails sur le site http://gazewee.wordpress.com Le groupe démarre et a encore de la place! Pour vous inscrire, contactez l’équipe de lancement.
Les livraisons se font tous les quinze jours, le mardi de 18 à 19h à la Maison Jaune de Jette, Place Cardinal Mercier, à gauche de l’église.

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Rejoignez les équipes Choud’Bruxelles et COSYFood!

Suite au lancement des projets Choud’Bruxelles et COSYFood, le Réseau lance 2 nouvelles équipes de travail ! En effet, la gouvernance étant participative, nous avons besoin des apports et idées des membres pour faire vivre ces projets et s’assurer de l’adéquation de ceux-ci avec notre vision commune.

Outre le besoin de suivi opérationnel, ces projets sont une opportunité pour les personnes intéressées d’en apprendre plus sur les sujets et de participer activement à ces projets passionnants.

Cette note informative vous apprendra tout sur le contenu de ces projets!


[*Choud’Bruxelles*]

Nous vous invitons donc à la première rencontre de l’équipe le 23 juin 2016 à 18h30 aux bureaux du Réseau (85 Rue de la Croix de Pierre – 1060 Saint-Gilles). Lors de celle-ci, nous discuterons des grandes étapes du projet, des intérêts de chacun à participer à l’équipe et nous définirons ensemble les modalités de travail. Nous aurons aussi un bref brainstorming sur la modélisation de la logistique des super-GASAP.

Pour participer à cette équipe, nous vous conseillons d’être intéressé par le soutien concret aux producteurs, par le développement des super-GASAP, mais aussi d’avoir une légère compréhension des ordinateurs (pas obligatoire, mais ce serait un atout pour nous). Vous l’aurez compris, ce sera une équipe qui sera portée vers l’action et la mise en place de solutions effectives pour les producteurs.

Si vous comptez venir, merci de contacter Florian, pour faciliter l’organisation de la réunion.
[**Florian Delespesse – Projet Choud’Bruxelles et Logistique
0483/360.664 ♦ contact-producteurs@gasap.be*]


[*COSY-Food*]

Certains d’entre vous s’étaient inscrits lors de l’AG et sont déjà tenus au courant des développement du projet, mais nous voulons réunir une participation plus large, pour discuter des grandes étapes du projet, des avancées réalisées et définir ensemble les modalités de travail en commun.

Si vous avez de l’intérêt pour les aspects de durabilité des filières alimentaires, l’évaluation qualitative, et surtout la stimulation des échanges entre producteurs et mangeurs, ainsi qu’aux dynamiques collectives et continues d’amélioration des connaissances et des pratiques, alors venez rejoindre l’équipe.

A plus long terme, il s’agit de développer au sein du réseau un Système Participatif de Garantie (SPG), de la définition du référentiel et des cahiers des charges à l’organisation et la participation aux visites des producteurs.

Merci de contacter Christophe pour marquer votre intérêt !
[**Christophe Nothomb – Projet COSY-Food et SPG
0483/072.340 ♦ spg@gasap.be*]

Boulangerie de Jandrain

Grande nouvelle dans le Réseau des GASAP : après avoir été obligés de fermer leurs portes il y a quelques années, la Boulangerie de Jandrain est de retour !

Toutes nos félicitations à France et Marcus qui ont pu venir à bout des travaux nécessaires.
Ayant recommencé à faire leur pain, ils sont maintenant prêts à livrer les GASAP à nouveau, les jeudi et vendredi.

Si vous êtes intéressé.e.s, voici leur offre, vous pouvez les contacter directement :

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Avec les prix pour les GASAP :

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Visite chez Koen

L’un des rôles principaux de l’Équipe producteurs est d’organiser régulièrement des visites chez les producteurs membres du Réseau. Ces visites sont essentielles pour le Réseau ; elles nous permettent de rester proches des producteurs et de leurs besoins. C’est aussi à travers ce lien que la transparence et le soutien peuvent trouver leur réalité.

Dernièrement, nous avons été visiter Koen de Rom à Geraardsbergen, ce qui n’avait plus été fait depuis bien longtemps malgré des contacts réguliers. Voici un bref compte-rendu, illustré à nouveau par les photos d’Agustina Peluffo.

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Installé depuis 1988, Koen est un éleveur et fromager labellisé bio. Étant rentré dans le Réseau pour ses fromages de chèvres, il élève aussi des poules et des vaches Blonde d’Aquitaine (voir Newsletter de janvier).

En effet, si Koen était d’abord un chevrier, des maladies à répétition ont décimé son troupeau. Malgré qu’il ait fait appel à des experts pour en trouver la cause, ceux-ci n’ont toujours pas été en mesure d’identifier celle-ci. La seule indication qu’il ait reçu concerne son étable ; il devrait la démolir et la reconstruire entièrement avant de pouvoir reconstruire son cheptel.
Pour continuer son activité de fromager en attendant d’avoir à nouveau un cheptel, il doit donc acheter son lait de chèvre chez un autre éleveur labellisé bio.

Lors de la visite, deux mots nous ont sauté à l’esprit : autonomie et sociabilité.

Chez Koen, le mot autonomie prend tout son sens. D’abord pour son lieu de vie, mais aussi pour ses animaux qu’il élève avec passion.

Sa ferme est située sur un lieu ayant été habité depuis plusieurs siècles ; le corps de logis actuel est à quelques encablures du lieu historique, mais les sources d’eau lui permettent d’être autonome en eau. Il en va de même pour l’énergie avec l’installation récente de panneaux photovoltaïques lui fournissant assez d’électricité pour sa ferme.

Pour assurer son autonomie fourragère, il travaille sur 28 hectares desquels 18 lui appartiennent. Une partie est dédiée à sa grande prairie permanente dans laquelle les vaches paissent, mettent bas et élèvent leurs veaux toute l’année. Une autre prairie est consacrée aux taurillons et aux vaches réformées. Jouissant d’une assez grande liberté de mouvement, elles peuvent se déplacer de manière continue entre leur prairie, leur grande étable et les chemins aux alentours. Si elles étaient curieuses, elles pourraient passer leur tête par la fenêtre de la cuisine. Avec son troupeau de 35 vaches, Koen est à l’équilibre pour la taille de ses parcelles et ne désire pas grandir.

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Le reste des terres est destiné à assurer la production de foin enrubanné pour l’hiver. Il y produit du triticale, de l’orge, du trèfle, du ray-grass italien, de la luzerne et de l’épeautre. Un mélange riche pour les animaux mais qui assure également la durabilité des cultures, tant au niveau de la fertilité du sol que pour la gestion des mauvaises herbes.
La fauche est assez tardive de façon à ce que l’herbe ait pu acquérir une certaine structure, qu’elle ait eu assez de lumière pour la photosynthèse et accumuler des nutriments. Pour lui, en début de saison, le foin ne serait pas assez riche et ne contiendrait que de l’eau.

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Koen base la gestion de son système sur le bien-être de ses vaches : il les laisse vivre de la manière la plus naturelle possible, et évite de les stresser ou contraindre si ce n’est pas nécessaire. Pour lui, ses vaches sont aptes à vivre dehors toute l’année ; il mise d’abord sur leur bonne santé pour prévenir l’arrivée des maladies.

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Quant à son côté sociable, Koen assure des échanges constants avec ses mangeurs lors de ses quatre marchés hebdomadaires.
Si l’agriculture est un métier souvent solitaire, il a trouvé la parade et un équilibre propre à lui-même.

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Koen et la Blonde

Déjà bien connu pour ses fromages de chèvre, Koen de la ferme Hof ten Broeke nous parle ici de son élevage bovin.

L’élevage et la race

On élève uniquement la race française numéro 1 « Blonde d’Aquitaine ».
Les bovins ont toute l’année accès aux prairies avec abri paillé. Les veaux naissent en prairie et y restent 2 ans avec la mère. Le taureau est toujours dans le troupeau. Aussi bien les saillies que les naissances se font de façon entièrement naturelle. Le bétail est nourris exclusivement d’aliments grossiers en provenance de notre propre ferme: herbes, trèfles et luzerne, aussi bien frais qu’en foin ou préfané.Toutes nos prairies sont des parcelles « perdues », ou autrement dit des parcelles où une autre culture que de l’herbe est impossible.

On respecte un minimum de 4 ans de vie pour nos bovins, en pleine liberté et en troupeau. Ceci pour deux raisons: pour que l’animal puisse vivre la vie heureuse à laquelle il a droit, et pour que leur musculature « travaille » ce qui donne une viande « vécu » issu de croissance « lente et naturelle ».

En comparaison: la majorité du bétail provenant d’élevage industrielle vient au monde par césarienne, est mis en petit boxe avec une « louve », nourris un maximum avec de l’aliment concentré composé et abattu à 15 à 18 mois d’age. La majorité n’a jamais vu une prairie ni le soleil,… et a mangé une quantité de graines qui représente une valeur nutritive pour l’humain qui est quasi le double de la valeur nutritive que leur viande puisse nous apporter! Non pas seulement un fameux « détour », mais également de l’épuisement non justifié de la planète. Les vaches mères qui arrivent encore à être pleine vivent une 2e césarienne et arrivent à l’abattoir à l’age de, en moyenne, 5 ans. Dans notre cheptel, il y a pas mal de mères entre 10 et 15 ans qui donnent encore chaque année leur veau.

Wikipedia, l’encyclopédie libre témoigne au sujet des blondes d’Aquitaine: « les Blondes sont fortement appréciées par le consommateur pour leur viande très goûteuse et tendre avec un minimum de graisse. Elles livrent une viande de très haute qualité, génétiquement maigre et pauvre en cholestérol. Leur viande exclut tout risque pour la santé du consommateur. Plein de goût, pas de graisse! »

Préparation de la viande

On découpe au plus tôt 15 jours après l’abattage, ou même encore plus tard, en fonction du poids de la carcasse, afin de garantir une mortification suffisante. Sachez qu’en découpe ‘classique’ on s’y met déjà après 6 jours!
Le jour de la découpe, la viande est immédiatement portionnée, emballée sous vide, étiquetée et surgelée.

Contrairement à ce qu’on pense souvent, cela ne change rien ni au goût ni à la structure. Grâce à la technique de mettre sous vide en sachets d’une certaine épaisseur, suivi d’une surgélation rapide, on réussit à ‘capter’ la fraîcheur et toute la valeur nutritive du premier jour. Après, vous avez le temps pendant plusieurs mois
pour la consommation. On est gagnant sur toute la ligne. Pour dégeler, vous sortez un morceau la veille en le mettant au frigo, le lendemain il est prêt pour la cuisson.
Le tout est complètement désossé.Vous n’avez que de la viande pure, tendre et de structure ferme, une viande qui ne fond pas à la cuisson!

Bio ?

Oui, contrôlé par TUV NORD,Integra avec la licence numéro 1031.
Le contrôle bio vous garantit le stricte suivi du cahier de charge bio, comme par exemple :
– alimentation bio des bovins
– absence totale d’hormones, antibiotiques, stimulants de croissance, colorants,
produits qui influencent le goût,…
– de l’élevage qui respecte l’animal:mise en prairie obligatoire,litière de paille, vêlages de façon naturelle,…

« C’est bio,donc,c’est cher »

Erreur! Vous achetez en direct du producteur, sans intermédiaire. On souhaite que la viande de qualité bio ne devienne pas élitiste, mais accessible pour tous. Voilà pourquoi notre prix reste dans l’ordre de grandeur du prix d’une viande non bio de qualité.

Pour information, pour un colis de 10kg le prix est à 13,60€/kg

Plus d’infos ?
Si vous voulez en savoir plus ou connaître les dates et lieux des ventes, vous pouvez contacter Koen au 0485 132408 ou bien par mail : koenderom@hotmail.com.

Erik Roggeman

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Les chicons en pleine terre, Indication Géographique Protégée.

Erik est rentré dans le Réseau des GASAP lorsqu’il était encore installé sur le terrain de Haren. Ayant déménagé, nous sommes allés le voir sur la ferme qu’il va reprendre à Kampenhout. Un virage professionnel important, destiné à faire revivre les chicons en pleine terre. Car si ceux-ci ont fait partie intégrante du patrimoine belge, ils ont peu à peu disparu pour laisser place aux chicons cultivés en hydroponie. Mais pour les connaisseurs, il existe bel et bien un gouffre entre les deux goûts.

Une culture très particulière, et visuellement impressionnante.

Voici donc quelques photos prises par Agustina Peluffo, photographe collaborant avec le Réseau des GASAP. Nous la remercions infiniment pour son travail.
(c) Agustina Peluffo
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Les GASAP en Chine

Les GASAP sont allés en Chine ! Mais quelle est l’intérêt pour un Réseau travaillant avec des consommateurs locaux qui soutiennent des producteurs locaux d’aller si loin ? Non, vous n’aurez pas du riz dans votre GASAP.

Du 15 au 22 novembre était organisée la 6e Conférence International des CSA à Pékin. Par CSA, entendez Community Supported Agriculture, c’est-à-dire l’équivalent anglais de GASAP, AMAP, ou autres initiatives où les citoyens s’engagent à partager une part de risque avec les producteurs.

Nous y étions invités par le gouvernement chinois local ainsi que par les co-organisateurs, Urgenci. Car si les GASAP sont en constante évolution ici, nous faisons partie d’un mouvement mondial bien plus grand encore. On estime à 1,5 millions le nombre de personnes maintenant concernées par les CSA à travers le monde.

Urgenci est donc le réseau mondial visant à fédérer ces initiatives. Son rôle est de supporter la création de réseaux locaux, d’initier des projets en lien avec les CSA, mais aussi et surtout de faire du plaidoyer politique auprès des instances mondiales et de développer des partenariats avec les autres alliés. Car si les CSA concernent un domaine bien particulier, ce mouvement fait partie intégrante d’autres mouvements sociaux importants à travers le monde : celui de la souveraineté alimentaire, de l’économie sociale et solidaire et bien sûr celui de l’agroécologie.

Pour montrer l’importance qu’a pris le mouvement, Urgenci a maintenant une place dans le mécanisme de la société civile du Committee on World Food Security des Nations Unies. En un mot, ce comité s’assure depuis les années 1970 que les politiques mondiales concernant l’alimentation et la nutrition ne mettent pas en danger la sécurité alimentaire des populations. Depuis la réforme de 2009, un mécanisme impliquant la société civile a été mis en place pour garantir plus d’inclusivité et de représentation. Une première dans l’histoire des Nations Unies et à travers Urgenci nous sommes donc représentés ! Il fallait envoyer quelqu’un, Florian s’est donc sacrifié.

Au programme, deux journées de visites de fermes et coopératives chinoises, 3 journées de conférences avec des intervenants de Chine et du monde entier, et pour finir l’assemblée générale d’Urgenci.

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Un long voyage riche en rencontres, en voici quelques points marquants et un aperçu de nos visites en photos.

Découvertes agricoles

Si la Chine a axé son autonomie alimentaire sur l’utilisation massive et généralisée d’engrais et de pesticides de synthèse, les nombreux scandales des dernières années les ont obligé à revoir leur modèle. En effet, avec les conséquences environnementales désastreuses du modèle conventionnel menaçant leur capacité à produire et consommer, les alternatives sont maintenant regardées avec sérieux. Et si nous avons de graves problèmes de perte d’agriculteurs ici, les mêmes mouvement des campagne vers les villes ont aussi lieu.
Si l’agriculture biologique peut répondre à certains maux environnementaux, elle n’a pas encore réglé l’un des principaux problèmes : la perte de confiance des consommateurs.

C’est pourquoi l’intérêt dans les CSA s’est fortement développé ces dernières années, et il existe maintenant autour de 500 fermes CSA à travers le pays. C’est peu comparé à la taille du pays, mais le mouvement n’a commencé qu’il y a 6 ans avec Shi Yan sur sa ferme Shared Harvest dans la région de Beijing.
Nous avons donc eu la chance de visiter les hauts lieux du mouvement dans la région, mais aussi d’échanger sur les pratiques avec des agriculteurs chinois venant des 4 coins du pays et désireux d’en apprendre plus.
La fin des conférences fût marquée par la cérémonie de la création du réseau national chinois des CSA RRPGS (Rural Regeneration Participatory Guarantee System). Un moment unique et rempli d’émotion, nous attendons avec curiosité les prochaines années pour voir comment se développe le mouvement.

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Système de Garantie Participatif

Lorsque les consommateurs sont en contact direct avec les producteurs, quel espace peut être créé pour travailler en commun sur l’amélioration de l’alimentation, ainsi que pour définir par eux-mêmes ce que représente une alimentation de qualité ?
En effet, si le label bio présente de nombreux avantages et est une réelle avancée, il est sans doute plus adapté pour une chaîne de distribution avec des intermédiaires que pour notre modèle GASAP.

Car d’une part, en terme de gouvernance, il détermine à la place des parties-prenantes ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Et d’autre part il ne regarde que les éléments agronomiques et environnementaux sur la ferme, laissant de côté les aspects sociaux, culturels et économiques.
L’une des réponses les plus éprouvées sont les systèmes de garanties participatifs (SGP). Nous avons donc eu de nombreux débats et conférences sur le sujet, avec les experts mais aussi les parties-prenantes de tels systèmes, tant agriculteurs ou que consommateurs.

C’est pourquoi l’IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements – la coupole mondiale du bio) prône des standards pour la labellisation « classique » mais aide aussi fortement à développer les systèmes de garantie participatifs à travers le monde. A savoir que les acteurs chinois ont même décidé de coupler la création des CSA avec celle de SGP.

C’est un sujet complexe et passionnant, mais trop long à résumer ici. Sachez cependant que nous allons en implémenter un, avec vous, au sein des GASAP ! Dès l’année 2016 nous commencerons à travailler dessus, il sera participatif au possible et l’ensemble des groupes et des producteurs seront consultés pour que nous sachions quels critères inclure et qu’est-ce qui vous importe réellement lorsque l’on parle d’un nourriture et d’une agriculture de qualité.

Visions de fermes
Ces photos ont été prises par Jérôme Dehondt, de la Ferme des Petits Pas, membre des AMAP. Il a toute notre gratitude pour ce partage.

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